De 1914 à nos jours :

Saviez-vous que le site de Mazaugues fut exploité dès le début du XX ème siècle pour sa bauxite ?

La bauxite est en effet découverte dans le sud de la France pour la première fois dès le milieu du XIX ème siècle mais c’est un gisement de grande ampleur découvert cinquante ans plus tard qui va faire rayonner la richesse du sous sol Provençal.

Mazaugues un village de 500 habitants, proche de Brignoles, possède un sous-sol jusqu’alors insoupçonné : à près de 3 km au nord du village, un gisement de bauxite sommeille sur les terres du Caïre Sarrasin. Cette découverte va bouleverser l’économie de la région, le site recèle des quantités importantes de ce minerai plutôt rare.

Dès 1914, le bassin de bauxite du Var est reconnu comme le plus important de France. Après transformation, la bauxite permet de fabriquer de l’aluminium. Ce métal est une révolution pour l’industrie car il est très léger, malléable et résistant à la corrosion.

Dans la première moitié du XX ème siècle, la demande en aluminium explose, le métal est utilisé dans les secteurs de l’aéronautique, le transport et la construction. La bauxite part chaque jour vers les usines de transformation et le village de Mazaugues vit au rythme du travail des mineurs. Un millier de familles de Mazauguais vit des revenus de la mine, elle est devenue la ressource et la richesse principale du village et de ses habitants. L’ économie des communes alentour se développe aussi autour de l’exploitation du minerai.

Chargement des wagons et locomotive

Le choix du site
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Grâce aux gisements varois, la France devient le premier producteur mondial de bauxite. Aujourd’hui encore l’identité de la région est assimilée à ces paysages de roches rouges.

La moitié de la production est exportée vers l’Angleterre, l’Allemagne, la Russie et l’Autriche par le port de Saint Raphaël et puis de Toulon, privilégié pour sa vocation marchande et sa capacité à accueillir des navires plus importants. La production de bauxite provençale s’envole pour atteindre 540 000 tonnes à son apogée en 1939. Dans les années 50, l’extraction évolue grâce à la mécanisation. Mais l’utilisation de machines et de techniques les plus modernes ne parviendra pas à lutter contre la concurrence des nouveaux pays producteurs comme l’Afrique, l’Australie et les Etats Unis d’Amérique.

Dès les années 70, la production varoise devient marginale et l’avenir de la mine de Mazaugues n’est plus assuré. L’arrêt de l’exploitation est prononcé en 1985 mais la vie du site n’est pas terminée pour autant. Le Caïre Sarrasin comme toute carrière dans le monde peut connaitre une deuxième vie. La pierre du var possède toutes les qualités nécessaires aux exigences du secteur du bâtiment et des travaux publics. En 2008, un dossier d’exploitation de carrière de roche massive est déposé auprès des instances départementales pour une étude de recevabilité.